Une exposition utile pour le grand public

par Charles Myara Commissaire de l’exposition

Une exposition éminemment symbolique

“Exil” est un exemple, un précurseur, une fondation : cette exposition est née de la volonté politique de la Ville de Paris, notamment de Véronique Dubarry dans le cadre du Mois Extraordinaire et des ambitions généreuses d’une association ; le CEAH - collectif événementiel art et handicap - regroupant des structures médicales et médicosociales accueillant des artistes en situation de handicap mental ou psychique ou accompagnant des artistes fréquentant des ateliers d’art thérapie.

Une exposition collective d’artistes et d’ateliers divers

Pour la première fois à Paris, une exposition collective d’ateliers artistiques singuliers voit le jour : des Centres d’activités de jour ( CAJ) , des Etablissements et services d’aide par le travail (ESAT), des hôpitaux de jour, des associations d’accueil sont réunis pour prendre la parole sur la réalité d’un travail artistique aussi foisonnant que riche de pratiques diverses.

Une exposition pour valoriser l’art brut à Paris

“En ce qui concerne l’art brut je veux insister sur le fait que j’ai donné le nom d’art brut à toutes les productions qui s’écartent de l’art culturel. Or les manières de s’écarter de l’art culturel sont en nombre infini. Il y a en nombre infini toutes sortes de positions d’art qui se trouvent couvertes par ce terme d’art brut. Il y a lieu d’observer aussi que tout être humain est imprégné du conditionnement culturel et ne peut s’en libérer qu’en partie, plus ou moins. Dans n’importe quel cas d’art brut il subsiste toujours des références au conditionnement culturel. Cela existe aussi naturellement dans mes propres propos.”
Jean Dubuffet en 1980

Les artistes que nous exposons ici ont des parcours singuliers, chaque œuvre est le fruit d’un geste créatif brut et d’une énergie brute. Cette exposition offre au public un regard nouveau sur cette forme artistique.